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dimanche, 15 septembre 2013

LA BIBLE-LA PAROLE DE DIEU EST ELLE REELLE?

Family-bible.jpgLa Bible est un ensemble de textes considérés comme sacrés par le judaïsme et le christianisme. Différents groupes religieux incluent différents livres dans leurs canons, dans un ordre différent, et parfois combinent ou divisent certains livres, ou incorporent du matériel additionnel dans les livres canoniques. Les Bibles chrétiennes comprennent entre 66 livres - pour le canon protestant - et 81 livres - pour le canon orthodoxe éthiopien. Le canon protestant réunit l'Ancien Testament, constitué de la Bible hébraïque, et le Nouveau Testament.

La Bible hébraïque se nomme TaNaKh, acronyme formé à partir des titres de ses trois parties constituantes : la Torah (la Loi), les Neviim (les prophètes) et les Ketouvim (les autres écrits)N 1. Elle fut traduite en grec ancien à Alexandrie. Cette version, dite des Septante, fut utilisée plus tard par Jérôme de Stridon pour compléter sa traduction latine de la Bible à partir de l'hébreu (la Vulgate) et par les « apôtres des Slaves » Cyrille et Méthode pour traduire la Bible en vieux-slave.

Les chrétiens nomment Ancien Testament la partie qui reprend le Tanakh et d'autres textes antiques non repris par la tradition juiveN 2. La Bible chrétienne contient en outre un Nouveau Testament qui regroupe les écrits relatifs à Jésus-Christ et à ses disciples. Il s'agit des quatre Évangiles, des Actes des Apôtres, des Épîtres et de l'ApocalypseN 3.

La Bible rassemble une collection d’écrits très variés (récits des origines, textes législatifs, récits historiques, textes sapientiaux, prophétiques, poétiques, hagiographies, épîtres) dont la rédaction s’est échelonnée sur plusieurs siècles (VIIIe siècle av. J.-C. - IIe siècle). Les versions connues aujourd'hui, comme le Codex Sinaiticus pour le Nouveau Testament, sont notablement plus tardives que la période supposée de rédaction. Cela laisse un immense champ d'exploration aux exégètes et aux historiens et pose en termes aigus la question d'un recours littéral au texte.


Présentation

Étymologie

Le mot « bible » vient du grec ancien βιϐλία (biblia), un mot neutre au pluriel qui signifie « livres ». Comme les papyrus égyptiens étaient particulièrement bien préparés dans la ville de Byblos, les Grecs adoptèrent le terme de « biblion » (βιϐλίον) pour désigner le livre. Ce mot s'est conservé jusqu'à nos jours. Il est passé dans la langue française par l’intermédiaire du latin bíblia, de même sens : « les livres ».

Le canon biblique

Articles détaillés : Canon (Bible), Liste des livres de la Bible et Tanakh.

Le corpus biblique réunit plusieurs livres d'origines diverses, d'où le pluriel originel du mot « Bible ». Dès le début de sa formation, il existe plusieurs collections canoniques concurrentes de la Bible, chacune étant défendue par une communauté religieuse différente. Le mot canon (mot grec κανων signifiant règle) est utilisé dès le IVe siècle pour désigner la liste des livres reconnus par une communauté (ou Église)1.

Les « canons » les plus importantes sont sans doute celui de la Bible hébraïque (canon massorétique) qui est reconnu par le judaïsme rabbinique, et celui de la Bible grecque (Septante) - qui est, quant à lui, reconnu par la plupart des Églises d'Orient et d'Occident. La Bible hébraïque (Tanakh) se compose de trois parties : la Loi (Torah), les Prophètes (Nevi'im) et les Écrits (Ketouvim). La Bible grecque se compose quant à elle de quatre parties : le Pentateuque, les Livres historiques, les Hagiographes et les Prophètes. À partir du milieu du IIe siècle, les chrétiens ont nommé cette dernière liste de livres l'Ancien Testament pour la distinguer de leur propre collection : le Nouveau Testament. La Septante diffère de la Bible hébraïque en ce sens qu'elle incorpore des livres supplémentaires, dits « deutérocanoniques », et que le texte des livres « canoniques » diverge parfois. De plus, l'ordre et l'importance des livres n'est pas le même dans les deux canons2.

En plus de ces variations sur le nombre de livres, il existe aussi un certain nombre de variantes textuelles à l'intérieur de chaque livre de la Bible. Ces variantes proviennent du fait que l'on possède de nombreux manuscrits anciens de chaque livre de la Bible, et que pour un même livre, ces manuscrits ne présentent pas toujours exactement le même texte. Cela entraîne qu'il devient impossible aujourd'hui de définir précisément ce qu'est la Bible, sans faire un choix plus ou moins arbitraire parmi les diverses versions qui s'offrent à nous.

L'histoire de la fixation du canon est complexe, d'autant qu'elle concerne deux religions, elles-mêmes différentes, et qui se sont séparées à cette époque. Ainsi, le Talmud garde trace des discussions pour savoir s'il fallait admettre dans le canon juif le Cantique des Cantiques et le Livre d'Esther, qui ont été acceptés, ou la Sagesse de Ben Sira (Siracide ou Ecclésiastique), qui ne l'a pas été.

La version hébraïque canonique est dite « massorétique ». La Biblia Hebraica Stuttgartensia en est la principale édition critique, publiée pour la première fois en 1936. Elle se fonde sur le Codex de Léningrad, un manuscrit du Xe siècle dont on dit qu'il fut mis au point par la famille d'éminents massorètes Ben Asher.

Les subdivisions

La Bible hébraïque connaît un type de division particulier, celui des parashiyot (singulier : parasha) (marquées par la lettre dans le texte), qui représente la répartition des lectures hebdomadaires de la Torah. Ces passages bibliques sont au nombre de 54.

Les Massorètes ont divisé les Écritures hébraïques en versets.

Le Psaume 1 dans la Biblia Hebraica

Dans la Bible chrétienne, chaque livre est divisé en chapitres, eux-mêmes subdivisés en versets.

La version King James (en anglais) comprend 1 189 chapitres et 31 171 versets. En 1227 Stephen Langton, professeur à l'université de Paris, puis archevêque de Cantorbéry, divise la Bible en chapitres ; auparavant, la taille du parchemin commandait la division. En 1250, le cardinal Hugues de Saint-Cher reprend cette division. Les versets furent créés par Robert Estienne en 1539 à l'occasion de l'impression de la Bible d'Olivétan, 2e édition. En 1555 fut publiée l'édition de la Vulgate latine par Robert Estienne; c'était la première Bible complète avec la numérotation actuelle des chapitres et des versets. Ce système permet de faire correspondre les versions hébraïque, grecque, latine et autres (pour autant qu'elles aient le même texte).

Dans les éditions récentes de la Bible, un petit nombre de versets de la division établie par Robert Estienne ont disparu, ou ont été remplacés par ?. Les manuscrits les plus anciens ne contenant pas ces versets (c'est également vrai pour certains mots), ils ont été écartés des textes admis comme fiables par les spécialistesN 4. Cela montre que la Bible, bien qu'elle s'appuie sur un texte ancien, continue d'évoluer encore aujourd'hui, au fil des recherches.

La Bible hébraïque et ses dérivés

Le texte en hébreu

Le Tanakh.

La Bible hébraïque est écrite en hébreu (comme le nom l'indique) avec quelques passages en araméen. La tradition juive divise la Bible en trois grandes parties, désignées par le terme TaNaKh, acronyme de leurs titres en hébreu, la Torah, les Neviim, les Ketouvim :

  • la Loi, dont le nom hébreu est la Torah, constituée des cinq livres attribués à Moïse. Cette narration couvre la période allant de la création du monde à la mort de Moïse, qui a amené le peuple d'Israël hors d'Égypte jusqu'aux portes de la Terre promise, en passant par le mont Sinaï où il a reçu les commandements de Dieu ;
  • les Prophètes, en hébreu Neviim, qui relatent l'installation d'Israël en Canaan jusqu'à l'Exil à Babylone, et rapportent la prédication des prophètes envoyés par Dieu pour parler en son nom ;
  • les Écrits, en hébreu Ketouvim, qui s'ouvrent par les Psaumes et des écrits de Sagesse, et complètent l'historiographie avec le retour de l'Exil.

Les Juifs considèrent traditionnellement que la Torah fut dictée par Dieu et écrite par Moïse lui-même. Un travail de structuration est attribué à Esdras et à la Grande Assemblée. À l'époque romaine, les prophètes n'étaient pas reçus par la totalité du judaïsme, et la liste des Écrits restait encore ouverte. Avant même la traduction grecque, ont existé en araméen, langue officielle de l'empire perse à l'ouest de l'Euphrate, des traductions commentées, appelées « Targoum », qui attestent une lecture publique des livres bibliques.

Les origines du Tanakh ne font pas consensus. La tradition attribue sa composition actuelle aux Pères de Yabné, sans doute au début du IIe siècle. C'est la Bible selon le judaïsme. Ce texte sera retenu en 1530 comme Ancien Testament par les protestants, qui l'éditeront pourtant dans l'ordre des livres de la Bible grecque.

La version grecque des Septante (« LXX »)

Le Tanakh fut traduit en grec à Alexandrie, suivant l'obligation faite à tout navire mouillant dans son port de livrer une traduction et un original des livres tenus à bord au dépôt de la bibliothèque d'Alexandrie, et aussi pour permettre aux Juifs résidant en Égypte d'étudier un texte devenu pour eux incompréhensible, car ils n'avaient plus l'usage de l'hébreu[réf. nécessaire].

Selon une légende rapportée par la Lettre d'Aristée3 et amplifiée depuis, la traduction en grec de la Torah, dite « des Septante » ou « alexandrine », serait l'œuvre de soixante-douze savants juifs, six par tribu, qui, à la demande des autorités grecques d'Égypte (et isolés pendant soixante-douze jours, selon certaines versions), aboutirent à un texte commun.

Cette traduction devait être reçue comme ayant autant de valeur que l'œuvre originale, malgré certaines critiques. Cette version fut conservée à la bibliothèque d'Alexandrie avec les « Lois » : elle ne relève pas alors de la religion, mais du code coutumier du peuple juif. Toujours est-il que le nom de « Septante » est resté à cette traduction commencée au IIIe siècle av. J.-C., et à toute la Bible grecque par extrapolation. Les autres livres ont été traduits, voire écrits directement, en grec, au fil des siècles suivants.

Ce corpus, largement répandu dans la diaspora juive hellénophone du Ier siècle, sera adopté tel quel par les premiers chrétiensN 5, et constitue l'Ancien Testament de l'époque.

Lors de l’instauration du judaïsme rabbinique, pour se démarquer du christianisme naissant, le texte grec est abandonné dans le monde juif au profit du texte hébreu, pour des raisons à la fois linguistiques et religieusesN 6. Après avoir été la version la plus répandue dans le monde juif hellénistique, la Septante devient l'Ancien Testament des chrétiens. Dès lors, le judaïsme la rejette de plus en plus à partir de la fin du Ier siècleN 7. Dans le monde chrétien, en revanche, la Septante continue d'être la référence et connaît plusieurs traductions en latin. Elle ne sera remplacée par la Vulgate que tardivement, au VIIIe siècle4.

21:24 Écrit par Deke choco | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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